Skip links

Réussir son repreneuriat ou son transfert d’entreprise

Tout le monde sait qu’avec un CPA, fiscaliste et notaire, le repreneuriat et le transfert d’entreprise sont un jeu d’enfant. Que ce soit dans un contexte familial ou non familial, interne ou externe. 

Alors pourquoi tant de formations, d’articles sur le sujet et de médiation ? Le repreneuriat et le transfert d’entreprise sont tout, SAUF simples. Pourquoi ? L’humain et ses sentiments.

Qui sont les cédants actuels ? Font-ils partie de la génération pour laquelle la seule valeur valable est celle du travail ? Des gens qui ont bossé toute leur vie à la sueur de leur front, 7 jours sur 7, presque sans exception.

Et qui sont les repreneurs d’aujourd’hui ? Ceux qui ont vu leurs parents s’éreinter ainsi et qui se sont dit qu’ils procéderaient différemment.

Vous me voyez venir ? Ça sent le conflit, non ?

Plusieurs entrepreneurs qui désirent céder leur entreprise continuent pourtant de s’y accrocher. Dans leur cas, la retraite représente davantage un stress qu’une libération. Pourquoi déterminer une date de vente quand on n’a pas développé d’autres loisirs ou passions ? Lorsqu’on ne fait confiance qu’à soi-même et que l’innovation nous angoisse ?

D’un autre côté, pour la génération qui souhaite reprendre les rênes, la place grandissante qu’occupe la conciliation famille-travail amène une tout autre optique de la situation. On veut travailler pour vivre, et non vivre pour travailler. On aspire surtout à lâcher prise et à évoluer dans toutes les sphères de la société de façon saine et équilibrée. Qu’on soit de la famille ou non, de l’interne ou de l’externe.

 

Le transfert d’entreprise

Selon un article écrit par Karine Boivin Forcier et publié dans Informe Affaires, le 11 septembre 2022, la reprise ou le rachat d’une société s’avère un choix judicieux pour garder chez soi les meilleurs employés.

Des entrepreneurs encore loin de leur retraite prévoient de vendre une partie de leurs actions à leur personnel dévoué, qui accepte à 90 % ce type d’offre difficilement refusable.

C’est une façon pour ces nouveaux actionnaires de diminuer leurs risques financiers en partageant avec d’autres les parts proposées. C’est aussi un processus rassurant, car l’actionnariat se passe de manière graduelle et les principaux concernés conservent leurs emplois.

 

Céder ou ne pas céder?

Selon un article du CTEQ (Centre de transfert d’entreprise du Québec) publié le 9 février 2021, la vente d’une compagnie soulève des questions et amène plusieurs défis pour un chef d’entreprise.

Il existe 2 transitions : interne et externe, déclenchées par des éléments du même type. Comme l’entreprise est devenue, au fil des années, la vie entière de son propriétaire, il est difficile pour lui de s’imaginer vivre sans elle. Repousser consciemment ou non l’échéance liée à la vente semble donc naturel.

Il est primordial pour le cédant de guetter les signaux de préretraite et d’entamer un sérieux processus de réflexion afin de déterminer ce qu’il désire réellement. S’entourer et s’accompagner de personnes qui sont passées par là devient alors essentiel. La vie ne s’arrête pas lorsqu’une entreprise change de main. Mais les tabous à démystifier à ce sujet sont légion.

 

Reprendre ou ne pas reprendre?

Selon un article du CTEQ (Centre de transfert d’entreprise du Québec) publié le 9 février 2021, il arrive que le repreneur se lance dans une transaction avec des idées préconçues.

Cela apporte malheureusement un lot de faux pas. Ceux-ci risquent de faire achopper le contrat ou de faire regretter amèrement la nouvelle acquisition. Voici donc une liste contenant quelques erreurs à éviter à tout prix. Parce qu’on souhaite bien sûr du succès et de la pérennité aux acquéreurs.

  • Ne pas procéder à une évaluation et une analyse des enjeux (juridiques, comptables et autres) propres à l’entreprise convoitée et au domaine dans lequel elle opère;
  • Supposer que l’argent peut tout acheter;
  • Penser qu’aucune dépense n’aura lieu avant la transaction;
  • Méconnaître la période de transition et désirer la raccourcir;
  • Croire qu’une structure organisationnelle est simple;
  • Dénier l’écart culturel entre deux parties s’il y a lieu;
  • Être avares de questions par crainte de contrarier la cédante ou le cédant;
  • Ignorer les assurances (invalidité/décès);
  • Ne pas planifier sa propre vente/retraite.

 

Pour éviter les conflits

Selon un article du CTEQ (Centre de transfert d’entreprise du Québec) publié le 9 février 2021, pendant la période de transition, le repreneur est pressé d’opérer, alors que le cédant retient ses connaissances et influences.

D’un côté, on s’accroche au pouvoir, et de l’autre, on a une impression de subordination. Si les rôles et les responsabilités ne sont pas clairement identifiés dès le départ, une tension risque de s’installer et d’augmenter.

Chacun a sa vision de l’entreprise : innover ou conserver les acquis. Avant de signer une entente, les deux parties doivent donc se rejoindre. Des professionnels qualifiés — à la fois médiateurs — devraient toujours accompagner les individus dans leur réflexion stratégique, leur communication et la préparation de leur plan de transfert.

 

Bonne transition!